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+ DE REVIEWS !!THE ELECTRIC CHAIR
AKA. HIGH VOLTAGE
genre : 1.5 VOLTS, 2 DE TENSION ORIGINE :USA / 1972 (SORTI EN 1977) STUDIO :HUGH ROLLINGS PRODUCTION | ORRIN FILMS PRODUCTION :J. G. PATTERSON JR. (PAT PATTERSON) Scénario :J. G. PATTERSON JR. (PAT PATTERSON) Réalisation :J. G. PATTERSON JR. (PAT PATTERSON) PHOTO :NON RENSEIGNéMUSIQUE :non renseigné
INTERPRéTATION : NITA PATTERSON, WILLIAM E. HIPP, MARTIN MCDONALD, PAT PATTERSON, DON CUMMINS, KATHERINE CORTEZ, BARRY BELL, clarence gilbert...SPFX :J. G. PATTERSON JR. (PAT PATTERSON) SPécifications TECHNIQUES :FILMé en 35 mm | format original 1.33:1DURéE :86 MIN. SORTIE INITIALE :juin 1977 (CLASSé R ) EXPLOITATION EN FRANCE :Inédit en france
 
spécifications techniques du SUPPORT CHRONIquéLDVD ZONE 1 NTSC (IMPORT US) • editeur : SOMETHING WEIRD DVD | IMAGE ENTERTAINMENT • éDITION : FILM en BONUS SUR L'édition spéciale de 'axe' (2001) • VIDEO : FORMAT original NON RESPECTé 1.33:1 (1.85:1 OPEN MATE) POUR ECRAN 4/3 • AUDIO : ANGLAIS - DOLBY DIGITAL MONO • SOUS-TITRES : AUCUN • DURée du film : 86 MINUTES • BONUS : bandes annonces, sujets courts (film éducatif, extraits), galerie d'affiches, spots radio. présentation
du film
6.5|10suppléments7|10INTERET GLOBAL
DE L'édition
8.5|10autre édition disponiblesAUCUNE

es corps du Révérend Sam Moss (Barry Bell) et de sa paroissienne Marilyn Howard (Katherine Cortez) sont retrouvés par la police dans une bien macabre mise en scène. Monsieur est agrippé à sa bible, un impact de balle sanguinolent sur le front, et Madame, étendue à ses côtés, a subi une ablation de la langue et une trachéotomie des plus brutales. Tout porte à croire que les amants, respectivement unis à Clair (Nita Patterson), une femme acariâtre et frigide, et à Joss (Kenneth J. Stigmond), un beauf téteur de bière et bedonnant, aient été les victimes d'un gardien de la morale chrétienne contrarié par cette intolérable trahison des liens sacrés du mariage. Inévitablement tous les regards se posent sur Moose Cooper (le réalisateur J.G. Patterson), un catho exalté qui s'impose d'office comme le suspect numéro un suite à une audition policière qui tourne au sermon de prédicateur furieux. Tout accable notre dangereux fanatique et au terme d'un bref procès il est condamné à la chaise électrique. S'ensuit alors le long et déprimant rituel du condamné, et tandis que l'on se réjouit à l'idée de voir ce calvaire pelliculé s'achever prématurément le téléphone retentit. Thank God ! Alléluia !! à quelques secondes de l'exécution, Cooper est disculpé par un alibi tombé du ciel.

La police reprend l'investigation et passe à nouveau en revue les autres prétendants à la chaise. C'est alors que l'enquête met à jour une bien inquiétante filiation : Crazy Billy (William E. Hipp), l'idiot du village déjà connu des services de l'ordre pour ses nombreuses frasques criminelles se trouve être le frangin dégénéré de Clair, l'épouse du feu Révérend. Bon sang mais c'est bien sûr ! les voilà nos coupables ! Et c'est reparti pour une autre série d'auditions où se relayent à la barre des témoins que la défense prend un malin plaisir à discréditer. Tout semble perdu quand au jour des délibérés l'impétueux Billy armé d'un pistolet va donner un tournant surréaliste et définitif au procès...

Collaborateur d'Herschell Gordon Lewis et de William Girdler, bricoleur avant-gardiste d'effets goreux, showman (de spookshows et autres spectacles de magie), présentateur de films d'horreur pour la télé locale (sous l'identité du Mad Daddy), producteur (Axe), réalisateur-scénariste et comédien, Julius Gustavius Patterson Jr. est, avec ses compatriotes Earl Owensby et Worth Keeter (Wolfman, Rottweiler, Le Pénitencier), l'un des acteurs principaux de la scène indépendante de Caroline du Nord. Malgré son copyright de 1975 et son exploitation tardive en 1977 (en double-programme avec un obscur Trip with the Devil ou plus tard sous le titre High Voltage), The Electric Chair a été réalisé trois ans plus tôt, ce qui le place au sommet de la brève filmo de Patterson. Dans la foulée il enchaîna avec The Body Shop (Doctor Gore), film irregardable avec lequel il allait être plus fréquemment associé... et disgracié du public par la même occasion. Succombant prématurément à un cancer en 1974, Pat Patterson, dans son malheur, aura au moins échappé au supplice de la projection de ses propres oeuvres sur grand écran.

Si ce premier métrage se hisse sans peine au dessus de son calamiteux successeur, il n'en demeure pas moins une bande médiocre et pénible à suivre. Un film à la Patterson en somme, avec tout ce que ça implique : amateurisme des comédiens (Pat en tête dans le rôle ultra surjoué du fanatique religieux injustement condamné), scènes bouclées en une seule et unique prise (au risque de répéter des dialogues mal bredouillées), raccords foireux, montage hasardeux et pauvreté généralisée de la production. Avec son rythme soporifique et sa mise en scène insolemment statique, on jurerait que le film vient d'une autre époque, qu'il a une sinon deux générations de retard. Le fait que la majeure partie du métrage se déroule dans l'enceinte d'un tribunal n'arrange rien à ce côté austère et daté. Heureusement, quelques twists placés ça et là ravivent le peu d'intérêt du spectateur et l'encourage à rester éveillé jusqu'au prochain retournement de situation. Dans un soucis de vulgarisation un critique de cinoche un peu zélé pourrait être tenté de dire que The Electric Chair est au film d'exploitation ce que Autopsie d'un Meurtre est au film de procès, avec comme maigre pitance pour titiller les penchants morbides du voyeur la perspective de la scène promise par le titre. Une scène de reconstitution dans l'infâme tradition d'un Face à la Mort qui, il faut bien l'admettre, est relativement crédible (si l'on fait abstraction des batonnets d'artifice pétaradants fixés sur la crane de la victime) et plutôt bien exécutée (sic) par Patterson qui dans un élan d'autosatisfaction nous en sert une deuxième tournée. Néanmoins, il serait injuste de prétendre que tout le reste du film n'est que remplissage car on sent bien que le réalisateur est concerné par son sujet. Il le prend très à coeur et avec beaucoup de sérieux. Beaucoup trop peut-être. D'ailleurs pour entretenir ce cachet cinéma-vérité Patterson fait intervenir ponctuellement un journaliste de télévision qui commente les derniers développements de l'affaire. A moins que ces synthèses des événements passés ne soient destinées à recaderer le spectateur en proie à de fulgurantes crises de narcolepsie.

Omniprésent sur le film le nom de Patterson se décline au féminin en la présence de Nita, l'épouse de Pat et sa fidèle assistante depuis l'époque où ce dernier était connu sous le nom de Don Brandon le magicien. Ici Nita incarne la femme du révérend, une mégère aigrie, hautaine et vulgaire qui inspire tout sauf la sympathie. C'est aussi un peu tout le vivier de seconds couteaux abonnés aux productions locales que l'on retrouve sur The Electric Chair : Barry Bell (Le Pénitencier, Maximum Overdrive), Don Cummins (Axe, Trucker's Woman), Larry Lambeth (Kidnapped Coed), le réalisateur Worth Keeter qui s'applique ses propres maquillages (élaborés avec Patterson) le temps d'un bref cameo, sans oublier un jeune Larry Drake (Darkman, Dr. Rictus) dans l'une de ses toutes premières apparitions à l'écran.

Something Weird Video nous évite de culpabiliser sur l'acquisition d'un film pour le moins dispensable en nous l'offrant en guise d'extra sur le DVD du nettement supérieur Axe (produit par Patterson). La qualité d'image correspond à celle d'une vieille pelloche défraîchie par les années, et comme tous les suppléments des DVD de l'éditeur le film est marqué des initiales SWV en surimpression au coin de l'écran. Rien de bien gênant au point où on en est...  GUSTO   (2007)

 

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31 OCTOBRE 2009,
20H30, à bordeaux :
 

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